mercredi 30 décembre 2015

Sous la pleine lune exactement ...




Acapulco, au temps chauds de la Nativité et du nouvel an et aussi des cerises quelque part.
Le jour sous la palapa, les pieds bien calés dans l'ombre.
Le soir, sous la pleine lune exactement, dans la chaude piscine des beaux jours.
La mise en abîme des vacances - le miroir dans le miroir - vue d'une perspectives théâtrale, respectait la mise en scène, où chaises longues et lunettes soleil très modes feignantent en maîtres.

Mais l'oisiveté avait encore un avenir incertain, jusqu'à une improbable visite chez un médecin, logé à l'étage, derrière une minuscule salle d'attente de six places, porte ouverte, sous 35 degrés bien sonnés.
À 35 pesos la visite, y avait tout à gagner à gravir ces escaliers de tuiles et attendre quatre minutes assis sur une chaise droite, que la consultation nous précédant se termine.
Après quelques légers coups de marteaux bien placés, me voilà avec un papier blanc et copie rose sur lesquels est prescrit la même chose exactement: injections, pilules et pommade ...
Une heure plus tard, légèrement soulagé de 105 pesos - multiple par hasard de 35 - j'ai une première aiguille bien enfoncée dans la fesse ...
Le lendemain même heure, les mains se sont décrispées, les doigts relaxés, les tendons détendinités. Hum! C'est quoi la vitesse de la médecine déjà ?

L'augure de l'équipée sur deux roues motorisées s'étant bonifiée, les béquilles des bécanes se sont mises à trépigner d'anticipation.

Nous avons mis en boîte quelques objets d'hiver divers, avec une pensée pour les ifs verts qui du coup blanchissent, avec la bonne idée de les récupérer lorsque nous escaladerons au retour les latitudes.

Il ne nous reste que quelques sciatiques à détendre avant de bouger un peu...

La farniente devrait s'inverser dès potron minet le premier 4 de 2016.

Allez zou !





- XOXO -

jeudi 17 décembre 2015

Décembre... la fête de la ''Guacamole''





Cancun

La plus orientale du pays, elle a su se faire un nom. 
Avec ses maçonneries noircies d'humidité, ses pavés noircis de semelles trotteuses, ses palmiers et agaves verts Veronese, ses ronds-points aux monuments trop ignorés, cette ville recèle certes autre chose que ses plages et hôtels luxueux.
Les enfants et leurs binettes rieuses, tout endimanchés la semaine, respirent cette ville toujours en devenir.
À chaque rue, à toute heure, une découverte, soit un "mercado" insoupsonné, soit une "place" animée de familles nombreuses et jeunes où l'âge ne semble pas avoir d'emprise.
Edifices désertés, en construction ou rénovation, sans oublier son improbable trafic, tout est en place pour la vie citadine ici, et bien sûr, à la mexicaine.  


Holbox

Avec ses bateaux de pêcheurs ancrés, les amarres tendues sur le sable au soleil, qui semblent retenir la rive à l'attraction de la mer des Caraïbes.
Ses pélicans et frégates - d'une envergure à rendre fou nos fous! -  qui planent leurs superbes au-dessus de la petite vague ...
Son sable de la plage et des rues du hameau qui, presque aussi fin qu'une argile, colore les pieds d'un fard clair.
Ce petit village de pêcheurs et de touristes, en quête de petits villages de pêcheurs sans touristes, se rapproche beaucoup du paradis.
Où les ouragans fréquents forcent les promoteurs à l'humilité.
Il y fait chaud, la table y est bonne et la "cerveza" bien fraiche.



Mexico

Avec ses édifices anciens aux façades de factures espagnoles qui confirment son histoire légendaire.
Nous avons fait presque 9 heures de tour de ville en bus et n'avons vu qu'une parcelle de cette cité immense.
Nous dormons à l'ombre de la Cathédrale de la Guadalupe ( Guacamole pour les intimes ).
Le réseau de métro est large et efficace. Les escaliers sont usés par les usagés. Des rames de plus de trente ans ou du derniers cris.
Les étals et commerçants se disputent les quelques espaces, et proposent aux marcheurs souvent indifférent, les mêmes grignoteries et artisaneries.
Les marchands marchandent en criant, les cireurs cirent en criant, les colporteurs colportent partout en criant, les ouvriers oeuvrent en rêves couchés à l'ombre et les policiers plantés partout polissent leurs mines patibulaires avec soins, et sans crier la gare de metro ...

Mexico c'est:
Centro Historico - Le "zocalo" et toutes ses affaires ambulantes
Alameda Central - La Plaza Garibaldi et ses mariachis
Bosque de Chapultepec - Les musées et Le Château
Polanco - Le chic !
La zona Rosa - Les touristes en boîtes
La Condesa - La classe moyenne y ronronnent
Basilica de Guadalupe / Indios Verdes - Sanctuaire pas si pieux que ça !
Tepito - "underground" et marché noir
Coyoacan - La bohèmeu !
San Angel - Où les huppés ont la houppettes ...
Ciudad Universitaria - Y faut bien apprendre

Où chaque cartier est une ville en soit ...

(...)
On oublie tout.
Sous le beau ciel de Mexico
On devient fou,
au son des rythmes tropicaux...
Le seul désir qui vous entraineu
Dès qu'on à quitté le bateau,
C'est de goûter une semaineu
L'aventure mexicaineu
au soleil de Mexico ...

Mexicoooooh, Mexi-iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiicoooooh
Sous ton soleil qui channnteu .....
(...)

Luis Mariano sort tout de suite de ce corps !!!

Besos


- XOXO -






jeudi 3 décembre 2015

La Migration...


La migration des papillons monarques.

Les monarques migrent du Canada vers le Mexique et vice-versa.
Certains partent de Charlesbourg, au nord de la ville de Québec, pour descendre jusqu'à Morelia, ou plus précisément Angangueo. Ils voyagent par couples tout au long de ce périple, à travers vent et courant, chaque jour inexorablement. Leur destination plus ou moins connue, mais convaincu de trouver leur point d'arrivée. Se nourrissant exclusivement de fleurs d'asclépiades, il n'est pas rare qu'ils doivent dévier de leur course par delà les monts et vallées.
Un improbable et célèbre zoologiste parfaitement inconnu de tout un chacun, Frederick Urquhart ( Fred pour les intimes ) a eu l'idée saugrenue de marquer certain spécimen de papillon, trié sur le volet, pour s'assurer que ceux retrouvés aux extrémités éloignées, sont bien les mêmes et non de simples photocopies. Mince hypothèse qui s'est avérée.

Depuis lors, d'autres espèces ont la même envie de migrer vers par en bas, de Charlesbourg au nord de Québec, jusqu'à plus loin encore, en bas de Mexico.
Ils voyagent en couples, enfourchant une grosse cylindrée sur deux roues, à travers montées et vents de travers, descentes et soleil dans les cheveux, de courbes et courbatures, ensorcelés par les nombreux virages en usant la gomme de gauche à droite, quotidiennement, inexorablement.
Les destination plus ou moins connues, se nourrissant de tout ce qu'ils trouvent, en passant par Nashville (pain de viande), New Orleans (shawarma pita), Mcallen (menu de cafétéria), Ciudad Victoria (curieuse soupe), Xilitla (rien), San Juan del Rio (acheté un micro-onde), Morelia (lasagne), Mexico (c'était où?) et Cancun (on y mange encore ...)
Un énergumène inconnu né un peu après Ubalde Dandurant, a eu l'idée saugrenue de numéroter les véhicules de sorte qu'on puisse suivre la migration de ceux-ci et de les reconnaître au-delà du Tropique du Cancer.
Ce qui bien entendu s'avère.

Et là maintenant ici à Cancun on attend des amis et les motos sont bien cachées ...

Nathalie et Denis

-XOXO-