mardi 22 mars 2016

Au centre des Amériques ...

Nicaragua, encore ...

Quelque fois la route est parsemé de crevasses, d'ornières, d'écroulement ou sans revêtement du tout. Mais cela est tout à fait prévisible. Parfois la route est parsemé de vaches et veaux, de chiens errants, de porcs aveugles, de chevaux efflanquées sans cavaliers, sans cochers sans voitures. Ces aléas, ces coïncidences, ces hasards moins devinables, dictent le rythme de vie Nicaraguayen.

La mer est chaude, le vent aussi, le sable brûlant, les pavés irradient et l'ombre soulage à peine. Le soleil persiste et signe.
Ici, à la mer, les baigneurs locaux sont habillés, sont couverts pour ne pas fondrent, pour ne pas se dissoudre dans le sel de la mer.

En barques, les pêcheurs affrontent la mer, et en débarquent bien avant l'aube le poisson du soir ... Et au jusant, l'eau s'évapore de par les ports, laissant le sable sculpté en silhouettes de souvenirs.

Le Pacifique, d'un bleu outre-mer, comme si l'on voyait par delà l'horizon.

Partout où se pose le regard, à l'horizon, de gauche à droite, et aussi derrière, partout se dresse un autre volcan vénéré, prêt à cracher le centre de la terre.

Le pays nous attend, mais sans trop savoir nous recevoir ...

Honduras

Pays de surprises, grand oublié d'Amérique Centrale, celui que l'on délaisse, que l'on estompe, escamote.
De nos rencontres Nicaraguayennes, de témoignages rassurants sur le pays damné, nous avons réorienté notre trajet pour retoucher à l'Atlantique via la redoutable République Hondurienne ...
Huit millions de gens souriants et accueillants (les trois cents autres mille on sait pas !)
Pays développé, américanisé, où le vrai danger est la route et tout ce qu'il y a dessus, dessous et à côté ... Une vrai folie. Tout ce qui peut arriver, arrive. M'enfin!
Une capitale trop urbaine, une campagne de pèlerinage, une mer écumée par de vieux pirates manchots tenant la barre d'un trois mâts barque aux voiles râpées.
D'horizon aux reliefs dentelés en panoramas magiques, nous voilà encore de l'autre côté, dans l'eau Caribéennes. D'un océan à l'autre, n'est-ce pas notre devise.
Le pays savait nous recevoir, mais ne nous attendait plus ...

Guatemala

La couleur riche des textiles, la couleur poétique des paysages, la couleur avenante des gens, la couleur émerveillée des enfants, la couleur sociale des manifestations, toutes ses couleurs excitantes comme son café.
Lieu mystérieux et captivant, il se démarque nettement des autres Américains du Centre.
Ici, en-haut et en-bas, l'origine Mayan domine et elle restera bien au delà de la cicatrice des conquistadors ...
Aussi, quelque part sur la petite rive côtière de l'Atlantique que le pays possède, bien installé à l'embouchure d'une douce rivière, vivent encore quelques Garifunas, libre et souriant, qui prennent bien garde de se laisser tenter par un développement trop hâtif.
Livingston, où le nom à lui seul évoque une autre histoire ...



P.S.

Pas de photos ...
Google ayant décidé de se départir de Picasa, où les images étaient hébergées.
Jusqu'à maintenant les liens vers les photos sont brisés et sans archives, c'est maintenant un blog sans images ...

Allez zou !