Depuis mon départ je roule les routes nationales, les
départementales et les … néandertales.
Vous devez savoir que je parcoure
les routes avec l’application
Maps.me, lorsque les cartes des pays sont enregistrées dans mon cellulaire, je
commande les trajets et le logiciel me trace la route. De là les routes néandertales qui sont par
exemple un dépotoir, une déserte pour les vaches et même des routes de
gravel! Y’a du bon quand même avec Maps.me parce que parfois j’ai d’excellente
surprise, des bijoux de petits villages et des routes qui sillonnent les précipices en bord de mer.
Je suis allé voir mon amie de longue date au Luxembourg,
elle n’a pas trop compris quel chemin j’avais pris pour arriver mais je sais que
c’est une route départementale à quatre chiffres! Le chemin le plus court semble-t-il… sans les
traverses de vaches bien sûr!
Un petit bonheur d’ailleurs de revoir Georgette Gouba du
Burkina Faso. C’est elle qui m’a
accueillit lorsque je suis arrivée à Bobo Dioulasso en octobre 1983 avec ma
famille pour l’hiver. Un congé
sabbatique que mes parents avaient préparé de longue date pour que leur petite
famille vive une expérience unique et enrichissante. Georgette faisait parti des scouts et moi
aussi donc je suis allé à leur réunion… Georgette et moi ça a cliqué. C'est elle qui a le t-shirt blanc.
Elle avait eu une bourse d’étude pour la France un an après
mon départ et je ne l’aurais jamais retrouvé sans FB. Un super beau moment de
remémoration de souvenirs, de photos et de la vie d’aujourd’hui pour nous deux. On remet ça chaque année dorénavant.

Je traversé la France en travers, sans dessus-dessous, pour
atteindre l’Espagne avec mon super bolide et Maps.Me. J’ai vu plein de choses… que je n’aurais pas
vu sans ce superbe logiciel! Pas de dépotoir mais bien des vaches. Y’a pas mal
de vaches en Europe, savez?
Je suis maintenant au Portugal, le rythme va ralentir car
j’ai plein de temps pour voir ce petit pays et je dois en garder le sud pour
visiter avec mon amoureux.
Je suis entré en longeant le bord de mer question de ne pas
me perdre! La route ne change pas, la
signalisation est la même, seulement la langue est différente mais à la lecture
c’est facile le Portuguais surtout quand tu parles espagnol. Lorsque les gens te parlent par exemple…
black out! Comment peut-on transformer
des mots de la sorte? Je ne comprends
presque rien alors je demande si ils parlent anglais, espagnol… français? Oui! Ils parlent français! C’est bizarre… n’importe quoi sauf le
français mais non… ils sont plusieurs qui parlent français. Les jeunes parlent plus anglais par contre.

La route est belle, agréable, pas très large et très montagneuse lorsqu’on quitte la
côte. Ils ont, je vous jure, tous de la
vigne dans leur jardin… aussi petit soit-il.
Un rang ou deux mais ils en ont tous.
Le nord fait partie du Minho et c’est là qu’est produit le « vinho
verde ». Ils produisent en
coopérative et récupère le raisin de tous, de là les petites plantations.

Je suis allé jusqu’à Bragança vers l’est dans la province de
Tras-os-Montes (Littéralement : Derrière les montagnes) Une ville dont le château médiéval surplomb
la nouvelle ville magnifiquement, d’où on peut voir encore la campagne derrière
et à un jet de pierre de l’Espagne.
Rapidement de retour sur la côte à Porto à cause des feux et
d’Ophélia semble-t-il je me suis posé 3 jours dans cette superbe cité qui nous
accueille qui que l’on soit comme un ami.
Je me suis senti chez-moi tout de
suite. J’étais installée de l’autre côté
du Douro dans le parc caravanier et j’avais une vue fascinante sur Porto. Ma petite marche le matin pour aller à la
Ribeira se faisait par un passage piétonnier qui surplombe le Douro où je
perdais du temps à regarder les poissons,
les ruelles et les escaliers vertigineux qui se rendaient aux anciens
entrepôts de bouteille de Porto.
J’ai quitté pour Braga et Guimaraes surtout pour aller
visiter la « citania de Briteiros ».
J’aime beaucoup l’archéologie et ces sites qui datent de 2500 ans, sont
parmi les plus importants du Portugal. Ce sont des villages fortifiés celtes éparpillés
dans les collines. J’aime beaucoup m’imprégner du passé dans des sites
majestueux et me raconter des histoires…
La vallée du Douro sous un ciel tristounet est quand même
superbe. Les vignes se sont fait faire
les cheveux et sont prêtes pour l’hibernation.
Que de travail pour ces viticulteurs à flanc de montagnes ou bien sur de
minuscules terrasses escarpées pour ramasser les raisins ou arranger la vigne! C’est quand même la première région viticole
du Portugal et cela depuis des siècles.
Les montagnes ont été modelées avec le temps pour la production des
meilleurs vins du pays.
Aujourd’hui j’ai
roulé dans les montagnes aux plantations d’eucalyptus et aussi dans le restant
des forêts qui ont été brûlées la semaine passée… Le Portugal a perdu
énormément de forêt et la production d’huile d’olive entre autre sera affectée par cet
épisode.

J’aime beaucoup découvrir avec le petit campeur car il me
donne la possibilité d’arrêter n’importe où pour pique niquer et dormir. Le Portugal est très bien organisé pour
recevoir ces engins comme partout en Europe d’ailleurs car c’est une manière de
vivre très implanté que le nomadisme. Il
y a des stationnements pour nous à l’entrée des villes, à distance de marche
des centre-ville médiévaux. Je
rencontre beaucoup de Français, d’Allemands et quelques Britanniques qui
descendent au Sud pour l’hiver. Je fais
mon épicerie avec les Portugais!
Voilà, ce soir je dors à côté de l’océan et je repars demain
vers la première capitale du Portugal : Coimbra. Je vais vous donner un compte rendu bientôt
en espérant que Maps.me connait bien son chemin J































