mardi 28 février 2012

Le Myanmar ...

Retour sur Yangon avec le bruit des murs, les parfums ambivalents, l'apparence glauque et colorée, d'une saveur alléchante pouvant parfois enlever l'eau de la bouche, accomplir des pieds et des mains pour ne pas passer au travers du trottoir et à éviter le jus rouge du masticatoire qu'ils ne cessent de cracher au sol.
Bien que les habitants y soient de cultures sens dessus dessous, de moeurs confuses, de confessions pêle-mêle, d'orientations à l'envers et d'allégeances cul par-dessus têtes, il règne une atmosphère bon enfant, emplie de tolérances, où chez nous un mini rien d'échantillon d'une minute passé sur un coin de rue aurait de quoi faire un drame. M'enfin ...
De Yangon à Bagan où ça se calme un peu, puis ça s'excite encore à Mandalay où les milliers de motos s'ajoutent avec un code de conduite invraisemblable et ça devient plutôt le bonheur à Nyaung shwe, près du Lac Inle, ses canaux, son marcher.
Le Myanmar laisse l'image de gens fiers de leur identité, ils sont authentiques et ils l'étalent avec sourires rougis et talents.
De plus les moines semblent avoir plus d'avantages que d'inconvénients ...
Je n'ai vu nul part de serveuse ou de douanière au long cou. Alors pour le modèle socioculturel unique de cette mutilation au pays d'or on repassera ...








Ce badigeonnage de binette me manquera ...
Photo puisées sur le "Net" et d'une revue de la Cie aérienne ...
Poussé par le vent ...

lundi 27 février 2012

Lac Inlé

Ce matin nous sommes à Yangon.   Nous venons de faire 13 heures de bus du Lac Inlé vers la capitale.  Nous sommes arrivés à 4h30 ce matin… pas facile mais faisable !!!  Notre dernière journée ici car nous prenons l’avion demain matin le 28 vers Bangkok et ensuite vers le Canada.
Nous venons de passer 3 jours merveilleux tout près d’un grand lac entouré de montagne où le climat était agréable et la vie paisible… différent d’ici !!!
La première journée au lac était consacrée à la localisation des lieux en vélo comme nous faisons toujours.  Une petite localité située entre deux chaînes de montagne où demeurent plusieurs minorités ethniques.  La route pour se rendre, en épingle, nous a coupé le souffle plus d’une fois, nous faisant voir les champs en feu auprès desquels nous passions très très près !!!  Ils font la culture sur brûlis. 
Notre petite ghesthouse ($18.00 la nuit avec déj.) dont le nom était : Joy ! était situé devant le canal où chaque matin nous prenions le déjeuner avec comme avant scène les paysans venant en bateau livrer les produits de la terre au marché central… un branle-bas de combat pour faire passer tout ces bateaux dans un canal de 20 pieds de large !!!
Notre deuxième journée, nous l’avons passé sur le lac.  Nous nous sommes rendus au grand marché à l’autre bout du lac et c’était la journée du ‘’big market’’, il semble que tous les villages y étaient représentés.  C’était la place pour faire les derniers petits achats !  Nous sommes ensuite passé par chez l’artisan du textile avec la fibre de lotus, du cigare à l’anis, le bijoutier d’argent, la pagode avec des grosses pépites d’or et pour finir les femmes birmanes au long cou qui prennent volontier un ‘’ bakchich’’ pour une photo.  Sur le lac nous avons contemplé les pêcheurs avec leur super coup de pagaie en 8… technique unique pour pouvoir faire avancer l’embarcation et déposer ou récupérer le filet en même temps.  Et pour finir, nous avons été témoin de funérailles et de deux mariages !  Quand même, une halte significative !!!  Nous avons adoré le lac Inlé !

samedi 25 février 2012

Tranche de bus bis

Troisième quart du jour. Autobus au long cours, de nuit plutôt, parce que c'est comme ça. Le confort est relatif et le "soap" présenté devant est franchement poche. 9 heures de bus et 4 heures de savon ... ce sera comme ça.
Première pause suite à 3 heures de route, on se sustente un peu. Bon ! Allez zou ! On remonte dans le bus, on frappe la route et on se reprend la vidéo là où le sommeil nous tenait. Et le temps reprend son chemin.
Minuit moins 2 heures, voilà que le petit est malade.
Presto on s'en occupe et les sacs accrochés aux dossiers - ceux-ci destinés probablement au bétel - convergent vers le garçonnet vert blafard et le temps qu'il faut pour relâcher son souffle, toute l'affaire est dans le sac ...

Une fenêtre s'ouvre, non pas pour permettre au fond de l'air d'être frais mais plutôt pour offrir une issue au dit sac et son contenu. Hop! On en parle plus ...

Le petit bonhomme reprend rapidement des couleurs, la distance entre le bus et le petit sac se multiplie et le téléroman savon finit le travail ...

Puis l’aube creva les nuages nocturnes, les hirondelles rasèrent en criant les prairies et le soleil montra pourpre à l’horizon sa face éblouissante.


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mercredi 22 février 2012

Mandalay

Mandalay!!! Voilà deux jours que nous nous y promenons.  Nous voulions y passer rapidement mais ça aurait été un gros manque de ne pas la connaître.  Ce sont plutôt les villes royales des alentours qui sont l’intérêt de Mandalay.  Nous sommes venus vers elle par la grande rivière Ayeyarwady, très large mais aussi très calme.  Les habitants ne vivent pas sur ses rives comme les laotiens sur le mékong.  Elle est seule à serpenter au travers des terres sablonneuses qu’on tente d’irriguer en vain.  Durant la montée de la rivière , notre premier contact avec la ville fût Sagaing… de toute beauté !!!! On s’est dit mais c’est absolument superbe cette péninsule avec des centaines de stupas dorés partout, au coucher du soleil, pensant que c’était le début de Mandalay… mais non c’était la superbe Sagaing, que nous avons découvert à pied mercredi. 

Aussi l’île d’ Inwa avec ses paysans qui cultivent les champs de riz avec des bœufs et son monastère de bois vieux datant de 1834.
Nous avons fini notre journée par un superbe coucher de soleil sur le vieux pont d’Amarapura… splendide devant une bonne bière Myanmar.  

Nous nous préparons pour prendre le bus de nuit pour le lac Inlé, dernière étape de ce voyage au pays des millions de stupas, le Myanmar.
Nath et Den xxx

Irrawaddy river

(...)

N’entends-tu pas le travail des aubes de Rangoon à Mandalay ?

Sur la route de Mandalay où jouent les poissons volants,

Et l’aurore se lève comme l’orage en Chine, de l’autre côté de la Baie !

(...)****



Vers Mandalay, coeur du Myanmar, situé quelque part dans l'histoire, une autre époque, une autre vie, une autre poésie que je n'ai pas lu. Mais je me fond dans le temps. Me laisse narrer cet Asie si éloquante.

Remontant la rivière Irrawaddy, au rythme des pêcheurs qui s'écartent nonchalamment sur notre passage. Spacieuse et calme, le vent apparent créé par le bateau nous rafraîchi des jours précédents. À l'ombre, allongé sur un transat de rotin, en proue tel deux figures, ça prédispose à la sieste ou voire même à la lecture de la poésie que je n'ai pas lu ...


Quelques centaines de kilomètres de la Chine, les chinois d'aujourd'hui vendent-ils des petits canadiens pour quatre sous ?



**** Rudyard Kipling, La route de Mandalay





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dimanche 19 février 2012

Le miroir ...

Comment les appelles-t-on ?
Les Myan-Marois ? Myan-Marien ? M'enfin ...

Centre ville saturé, trottoirs défoncés, l'étage juste au dessus de l'égout. Édifices délabrés aux murs gras et moisis sur lesquelles pousse une étrange végétation, s'accrochent les bougainvilliers en fleurs comme toujours ou encore building neuf aux vitres lisses et teintées, de la couleurs dépareillées, partout ! Du monde, des chats, chiens, rats, pigeons, des poulets suspendus, partout ! Klaxons, crieurs de rue, ghetto-blaster au maximum, éclats de rires et moteurs a échappement libre, prières en porte-voix, partout ! Odeurs de cuissons, de pourritures, de poissons, de fritures, de viandes, de sang, parfum et arômes d'épices en vrac, de fruits frais, partout !
Musulmans, bouddhistes, hindouiste, baptiste, artistes, partout ! Et le soleil qui arrose tout ça, partout ! Partout !

Doux village sur terre battue, sous le feuillages des arbres, avec les bougainvilliers en fleurs comme toujours. Un maillet martèle lentement le temps, le soleil chauffe le fond de l'air.
Le bruit des carrioles apaise, change du constant ronron des moteurs. Le pas des petits chevaux ajoute un certain farniente à l'atmosphère. Une guitare grattée quelque part et un air fredonné ailleurs.
Le temps est bon, le ciel est bleu ...

Dans les deux cas, les gens se tiennent à contre-jours, où l'on aperçoit leur visage fardé, où l'on devine leur regard par leur sourire, souvent rougi de bétel, qui rappelle drôlement le "Chat de Chester". L'image est facile d'un pays l'autre côté du miroir ...
Tous affables, nous gratifiant d'un "Hello!" spontané suivi d'un "How are you ?" bien appris.

Il y a comme une euphorie collective, qui dissimule peut-être un espoir anxieux, heureux du printemps, à l'ombre d'un doute.


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Bagan

Voilà!  Nous sommes au Myanmar.  Pays mythique, fermé depuis le début de 1990 mais qui commence à s’ouvrir.  S’ouvrir car le gouvernement n’a plus le choix devant les sanctions économiques imposées.  Mais le peuple lui, il est totalement ouvert, accueillant, intéressé… d’où venez-vous ?  Où allez-vous ? Depuis combien de temps vous êtes arrivés ?  Multitude de questions, de regards, de sourires… et ils semblent tous parler anglais !!!! Hello !!!
Nous avons pris l’avion à Bangkok jeudi 16h30 et 1h15 plus tard nous étions à Yangon, la capitale.  Nous sommes 30 minutes plus tôt qu’à Bangkok donc 11h30 de décalage du Québec.  Yangon est une capitale énorme avec de gros monument.  Le centre-ville est sale et surpeuplé.  Le coût de la vie est plus élevé.  Ghesthouse pour ($25.00 la nuit)
Nous sommes d’ailleurs monté rapidement vers Bagan, ville archéologique splendide et reposante en bus de nuit vendredi (($18.00 chaque pour 10 heures de bus).  Notre ghesthouse est très bien avec balcon à côté de la chambre ($25.00 la nuit).  Hier nous avons loué deux vélos pour aller vers Old Bagan… nous sommes totalement dans la zone arquéologique car nous pédalons au travers des temples, il y en a partout autour, tout ces temples pour la gloire de Bouddha, cela devait être une fabuleuse cité à l’époque.
D’ailleurs sommes-nous encore en Asie, sommes-nous en Indes… ou près de l’Afrique ?  C’est différent de la Thaïlande et du Laos… plus près de l’Inde mais les figures sont mélangées entre Thaïe et Indien !  Les femmes portent leur panier sur la tête comme en Afrique.  Les gens sont très perspicaces, ils comprennent rapidement mais ils restent relaxes.  Le service à la clientèle est quelque chose d’acquis au Myanmar.  La campagne est beaucoup plus propre que la capitale, on balaye, on arrose, on arrange les bougainvilliers pour créer des secteurs d’ombre où il fait bon se rafraîchir. 
On se prépare pour prendre le bateau vers Mandalay demain pour la journée.  On ``troque`` le mékong pour la Ayeyarwady qui semble couler aussi paisiblement.

Nath et Den xxx

P.S.: Pas capable de downloader les photos, elles viendront plus tard!


samedi 18 février 2012

Le vertige ...

Était-ce l'effet de la chaleur, le tournis dû aux odeurs, le bruits des murs, ou si il manquait désespérément d'yeux pour absorber tout ?
Au centre de la capitale, Yangon, un grand vertige voulut me prendre tout cru dans son vortex. Ouf !!!!


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jeudi 16 février 2012

Faire la vague ...

Dans la file d'attente à la porte de l'ambassade du Myanmar pour y déposer notre demande de visa, à l'ombre de la muraille, j'observe depuis déjà trop longtemps la tête des gens.
Quelle tête a le visiteur ?
Le touriste a-t-il une tête ?


Les transports, les horaires, le tic-tac de l'horloge forment des impulsions de mondes, des vagues de gens, des injections de voyageurs dans les artères, contre-allées, culs-de-sac, sens unique, ruelles piétonnière et chemins de traverse, tous plus ou moins reliés par un même "temps-espace-Ça."

Dans la file d'attente à la porte de l'ambassade du Myanmar pour y récupérer notre passeport et visa, où le soleil nous plombe, j'observe encore depuis déjà trop longtemps la tête des gens, que je reconnaîtrai sûrement quelque part chez les birmans, qui dans une station service, qui sur le bord du canal, qui chez Daffy's Tavern. C'est effrayant ! M'enfin ...

Malgré 8 milliards d'individus, on a parfois l'impression d'être seulement 1012 et quelques employés sur la machine ronde.

À l'autre bout de la planète, Suis-je vraiment si effrayé seulement à l'idée même d'une rencontre fortuite ou juste de m'assurer de ne pas y reconnaître Tourangeau, lui assis en face de moi en sixième année B ?

Au quai d'embarquement, en attente de l'avion pour Yangon, j'observe encore assez longtemps les têtes en attentes, le nez dans leur guide-du-voyageur, et j'ai un peu l'impression d'un rallye ou d'un conciliabule stratégique entre les membres d’une équipe ...

L'impression peut-elle jouer sur la statistique ?


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mercredi 15 février 2012

Vers le Myanmar

Nous sommes sorti du Laos facilement et avons passé la fin de semaine passée à Chiang Mai au Nord de la Thaîlande.  Étant donnée que nous de pouvions présenter notre demande de visa pour le Myanmar seulement le lundi matin, l'idée était de visiter un peu le nord Thaîe avant de prendre le bus de nuit dimanche soir vers Bangkok.
Chiang Mai est jolie avec ses vieilles murailles qui jadis protégeaient la ville contre les birmans... bizarre puisque maintenant les birmans sont confinés dans leur propre frontière avec la force!  Mais ce n'est pas l'idéal de visiter une ville active comme ça après le repos du Laos...  je me suis organisé pour sortir en moto vers les chutes de Mae Sa tranquillement...

Arrivé à Bangkok à 6h30 am et devant l'ambassade du Myanmar vers 8h00, les formalités complétées et nous voilà au Lamphu House pour trois jours car nous prenons l'avion vers Rangoun jeudi.  Aucun autre moyen d'entrer au Myanmar que par les airs vers la capitale. 

Nouvelle aventure qui commence avec l'ancienne Birmanie, dictature vers un meilleur avenir!

N & D



Tranche de Rock ...

Au travers d'une vitrine, on regarde perplexe un téléviseur criant silencieusement une nouvelle choc.
Lire sur les lèvres en Thaï est plus complexe que vous pensiez ...
Alors ne rien piger du tout nous a permis de profiter en toute quiétude d'un charmant thaï-quintette jazz dans une thaï-boîte grande comme ça et pleine jusque là.

Il fallut attendre l'article à la une mercredi matin pour comprendre un peu.
La dernière fois que j'ai eu écho de quelque chose similaire pas trop loin de moi, c'était avant hier, en octobre, quelques "boîtes à malles" partaient en orbite ...
L'impression de surréalisme est encore la même ...






Malgré 1000 degrés à l'ombre, le fond de l'air effraie ...


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mardi 14 février 2012

Tranche de Monk ...

Ben non, vous avez eu peur hein? Je ne vais pas vous vanter tout les pourquoi j'aime le jazz, mais plutôt jaser de bonzes ...
L'autre jour à Vientiane - ça se dit bien dans une conversation - l'autre jour à Vientiane donc, j'errais ça et surtout par là quand je tombe sur une petite lao-fille qui exposait ses dessins, avec dessein, sur un mur quelconque. Elle était mignonne et timide la lao-fille.
Deux ou trois sketchs ont attiré mon regard. C'était joli.
Un ou deux ou trois moines en pieds, vue de dos, vêtus de leur drapé orangé et parapluie noir, déambulant droit devant. Gros traits à la brosse, simples et esquisse rapides.
Ça m'a plu. J'avais l'impression d'avoir vu un peu d'originalité, d'exclusivité. J'achète ou pas ?
Ou pas ! J'attends ...
Hé que j'ai-tu ben faite de ne pas acheter !
Au marcher de soir, la soirée venue, light-bulbe-shine, j'en trouve des tonnes de facsimilés, doubles, duplicatas, répliques et j'en passe, partout au Laos.
Cours de dessin 101, thème d'aujourd'hui les enfants : le moine en trois étapes faciles, Quiz en fin d'après-midi.
Y aurait été déçu ...


Répliqua infidèla !!!

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lundi 13 février 2012

Tranche de planète II*

Réel contraste avec les derniers jours paisibles sur le Mékong. Ici est une ville avec tout ses atouts, ses ruelles, ses rues sales et transversales, (pas autant qu'à la Manicouagan ...) ses temples et ses capharnaüms.
Aux travers de ses travers, elle se découvre toutefois assez sympathique.
Ici on peut dégoter la chose inopinée, le nec plus ultra du petit rien, le climax de l'improbable affaire, allez savoir, un traité de "La Métaphysique du Mou" de Botul, en braille, de la collection : Les Invisibles, usagé.
Ici il faut chercher un petit peu.
Ici on peut aussi y trouver tout les traitements inimaginables pour le corps ( Oui ! Oui ! Ceux là aussi !!! ) M'enfin !

Ici entre les buildings il y a le "Night Bazar". Immense souk, foire invraisemblable où le tigre étale ses griffures ...
Ici impossible de contrecarrer les marchands de contrefaçons, qui s'en contrefoutent de toute façon.

Ici on peut finir la soirée en style country ... Guitare, banjo, violon, contrebasse peut-être contrefaite et voix avec accents gros comme ça aussi au fameux "IN TOWN", ou ailleurs c'est selon.

Ici est Chiangmai, Thaïlande ...


* (dans les méandre de la cyber-nébulosité, la première version s'est perdu ... J'haiiiis ça calvaire !!!)

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samedi 11 février 2012

Tranche de fleuve ...

Avant de reprendre le bateau de Pak Beng vers Huay Xai, nous nous sommes fait préparer un riz frit aux légumes parce que 9 heures de navigation c'est un peu long sans manger.
Les laotiens qui nous accompagnent y ont pensés aussi mais étrangement ils semblent avoir tous apporté la même affaire qui ressemble curieusement à nos gobelet de nouilles déshydratées auxquelles on ajoute un peu d'eau bouillante et hop! l'affaire est ketchup! ...
Je vous vois lire dans mes pensées qui précèdes mon index qui écrit.
Alors quoi ?
Allez zou ! Que font-ils des gobelets vides ?
Nenni ! Pas à la poubelle.
D'ailleurs où est-elle cette poubelle ?
Il a bon dos le Mékong ...


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jeudi 9 février 2012

Frontière Laos-Thaïlande


Après 10h30 de route et d’attente, nous arrivons à Luang Prabang.  Ça aurait été plus court si nous n’avions pas eu de trouble avec le bus en plein milieu du trajet !  Nous avons attendu plus de 2h00 pour qu’un autre bus nous prenne.  Luang Prabang est une très charmante ville, avec beaucoup de temple bouddhiste.  Nous avons visité le premier jour.  Nous sommes montés voir le coucher du soleil sur le mont Phu Si, un incontournable !  Le lendemain nous sommes partie en moto vers la chute de Kuang Si le deuxième.  La chute est à 30 kms vers le sud et c’est un ¨must¨ !  Une cascade en étage qui se termine par des bassins qui se déversent l’un dans l’autre jusqu’à une rivière et toute cet eau d’une couleur turquoise douce et fraîche ! Tout en bas il y a un parc pour les ours récupérés des mains des braconniers.  La route pour s’y rendre était aussi très belle, toute en boucle dans les montagnes et parfois longeait le Mékong.  Le Mékong qui nous fait toujours rêver depuis le Tibet jusqu’au Vietnam… nous nous organisons une petite montée vers la frontière de la Thaïlande sur le superbe fleuve durant deux jours.  Nous écrivons depuis le bateau maintenant, nous  voguons, nous tanguons, nous valsons vers le nord ouest, nous arriverons ce soir à la noirceur, trop tard pour traverser les frontières.  Le Mékong donne des images aussi différente qu’il y a de kilomètre à le parcourir… nous avons développé au fil des heures une petite expédition de kayak moi et Denis, ravitaillement, dodo, eau, douche… y’a des intéressés ???
On est sur la fin du Laos et on est un peu mélancolique de le quitter.  On a fait une vraie belle incursion, on a pris le temps qu’on voulait pour l’arpenter.  Ce pays, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ?  Nous nous y sommes collés et maintenant nous le quittons sans pour autant dire que nous n’y reviendrons plus mais la prochaine fois c’est en kayak !
 Le Laos se vit autant qu'il se visite. Pas beaucoup de monuments à part les pagodes, pas beaucoup de musées non plus. Mais énormément de sourires et de rires d'enfants, de paysages qui donnent un sens concret à la beauté, de situations de vie qui n'ont plus cours dans nos sociétés et qui permettent de réaliser qu'énormément de gens vivent de l'essentiel, de situations simples comme une traversée du Mékong sur une pirogue en bois ou un bain dans une rivière. Plus qu'ailleurs, la vie n'est pas une course contre la montre au pays des millions d'éléphants, le stress tel que nous le connaissons est inconnu au Laos, ce pays où la vie prend son temps et non pas le temps prend la vie.





 

Nathalie et Denis :)))))

Le Mékong





Fluide, sinueux, majestueux fleuve écoulant une eau terreuse, turbide, nourricière. Ses zones calmes, d'eaux vives, tourbillonneuses par endroit, impose un respect, l'humilité.
Remonter le courant du Mékong en péniche amène les songes nécessairement à rebrousser le temps. Mais lentement, très lentement. Admirer ses rives parfois sablonneuses ou rocheuses, parfois escarpés, toujours habités, qui y puise quelques poissons, qui y sasse le sable en quête d'improbables gemmes, qui le pagaye allant là où il sait ou qui s'y baigne pour se rafraîchir à l'heure glauque de chaleur, il propose un défilement imaginaire ou réel d'histoires ...
Parfois large comme le bonheur, il est emblème, il est partage. Ailleurs il se crispe, se renfrogne, se transforme en torrent, commandant son règne.

Des 4000 Îles et ses chutes infranchissables, au rives de Champasak zébrées de filets, à Vientiane où l'on aurait cru le franchir à pied et Luang Prabang où il se fait un peu oublier.
C'est de ce point de parcours que ce grand fleuve nous a laissé le monté, deux fois plutôt qu'une, du lever au coucher du soleil, jusqu'à ce que d'un coté le Laos, l'autre la Thaïlande ...




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Tranche de ville ...

Autre ville, autres moeurs ...
Ici au rond-point principale, la boucane d'échappement a remplacé la poussière des villes plus au sud ...
Luang Prabang doit vouloir dire "échoppe au pied du resto" en lao rural ...
D'accord on ferme la rue aux moteurs un p'tit boutte le soir pour laisser à l'internatouriste le loisir de se familiariser aux shopping, merchandising, dealing, money converting, souriing, ho!-ha!-ing le tout à pas de tortue, le corps penché par en avant. Étalage presque infini d'artisanat Hmong, Thaī ou allez savoir, chinois ...
C'est barnums sont accolés sur près d'un kilomètre sur tout espace disponible afin d'étaler tissu, écharpe, bouddhas, ferrailles et bijoux. Et ils y vont pas avec le dos de la main morte, tout ça en des tonnes de copies.
- Lucky price for you ! Lucky !
Et plus on monte en l'attitude dans le pays, plus c'est cher !
Cher étant relatif bien sûr.



Ah oui! Y a aussi des ruelles avec un petit peu à manger !!!


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mercredi 8 février 2012

Tranche de banane

Petite balade en lao-moto, on visite une cascade à 5000 kips -avant une autre à 20000 kips - on se délie les genoux à travers la promenade, impressionné de l'assourdissement ambiant causé par les lao-cygales tout en se sustentant d'une banane bien méritée. Vous me voyez venir avec mes grosse lao-gougoune ! Le coude levé, la pelure pendante entre le pouce et l'index, je regarde perplexe la madame qui me fait des lao-simagrées que je traduis par : "fous ça dans la flotte, le touriste !"
J'obéis



( Sisavongvang road, Luang Prabang. On y bouffe serré !!! )

dimanche 5 février 2012

Notes Aldente !

Code de la route :
Ici et semble-t-il partout au Laos, le code routier est écrit entre les lignes. Bien sûr il y a quelques feux aux intersections complexes, sinon à chacun son idée ... Si ça nuit pas ça va, si ça nuit un peu, ça va aussi. Tu veux passer ? Tu passes. Aller trop loin ? Rebelotte en sens inverse ... Si simple. Ça fait un bordel harmonieux ! Un peu "free jazz".



Vang Vieng :
Ça doit vouloir dire "lendemain de veille" en laotien rural ... En tout cas ça résume assez bien l'ambiance diurne de ce village.
Rien à dire sur les locaux mais j'en aurais beaucoup à médire sur les non résidents !!! M'enfin !



Ça me rend tout chose, à chaque fois, de retirer des millions au guichet automatique ...



Le trajet entre Vang Vieng et Luang Prabang est très panoramique, très sinueux, très vertigineux, très effrayant aussi quand le chauffeur tente de doubler tout le monde et devient soudainement très long quand le bus tombe en panne à mi-chemin !!!



Luang Prabang, retour du Mekong, retour des chats !!!


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vendredi 3 février 2012

Vang Vieng

On a fait un ''boutte vite'':  Ventiane, la capitale!!!  Nous sommes partis de Savannakhet dans notre super bus ''rose'' qui a brisé trois fois dans la nuit et sommes arrivés '' cassés'' à Ventiane.  On avait pas dans l'idée de rester trop longtemps dans la Capitale, c'était seulement un transit.  On a quand même trouvé une belle ghesthouse ($11,50 la nuit) dans le vieux quartier infesté de touriste... pas de trace de laotien pratiquement!!!  Une virée rapide du coin, une belle promenade dans le marché de soir et le lendemain, up dans le super sleepy bus vers Vang Vieng.  Une suspension à faire rêver sur cette route qui n'en ait plus une... 3h30 plus tard nous sommes devant notre ghesthouse à Vang Vieng, efficace!  Ici, c'est les vacances, les jeunes ''freaks avec dreds'' se la coule trop douce... ils fêtent le soir et le lendemain ils dorment au gaz devant un épisode des Simpsons qui passe en boucle... Quotient intellectuel: inexistant... c'est pathétique de les voir!
Mais ce village est totalement époustouflant, c'est de toute beauté de vivre doucement sous les cîmes des montagnes karstiques qui nous entourent.  Nous prendrons notre temps ici, doucement.  Motocyclette vers les grottes et cascades, aussi kayak sur la Nam Song sont les plans pour l'instant.  Je me suis entiché d'un bébé singe d'un mois blessé au cou par une corde qui est soigné par une laotienne, je vais le voir tous les jours.
On commence à prévoir les jours d'avance afin de pouvoir aller suffisamment longtemps au myanmar auquel on ne dit que du bien, le décompte est lancé!


Nath & Den!

jeudi 2 février 2012

Notes de passage ...

A priori, la longueur des ongles sembles démontrer ostensiblement
un rang ou un statut social, surtout chez les jeunes garçons ... Et ils sont très longs (pas les garçons, les ongles ...)
Quoique quelques itinérants s'offrent cette coquetterie ...
A posteriori, la longueur des ongles semble démontrer quelque chose !

Effet cinoche :
Le paysage Laotien défilant à travers la fenêtre d'un bus avec Harry Manx comme bande sonore ... ( cherchez sur Youtube !!! )




Vientiane : moins de chiens ..,
Mais où sont-ils me demandez-vous impatiemment ?
Pour les coeurs trop sensibles, je me tairai ... Alors pourquoi j'en parle ? Pour souligner qu'il y a moins de chien ...





"Sleeping bus" vers Vang Vieng
Couchette un peu juste pour ma taille ... Mais peut-être vais-je rêver mieux ?!? Plus confo pour ma douce ... Ou faire le voyage à la bouddhiste !



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Trace de colons ...

"Les Vietnamiens plantent le riz, les Cambodgiens le regardent pousser et les Laotiens l'écoutent" Disaient le colon français d'avant hier...
Ça me rappelle "Indochine", un très beau film avec Catherine Deneuve qui faisait office de colonne ...

Des rizières :




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