Je suis le touriste dans le monde du voyage, le visiteur distrait.
Le faux voyageur égaré, le voyeur qui épie momentanément les globe-trotteurs autours de lui ...
Le voyageur bouge. Il est au-dehors toujours là, mais sans jamais être vraiment ici, puisque ici est ressemblance, similitude, ici est après tout ailleurs.
D'ailleurs, les temps changent, les temps pressent.
Le voyageur n'a pas peur du temps, de l'horloge, du tic tac. Il est en avant de son temps, il est demain, il est à venir.
Le voyageur part, c'est sa fatalité, sa nécessité, son lendemain. Il est l'exilé dans le monde qui fond sur lui avec l’irréversibilité du destin. Le monde l'attire, le monde est aimant. Il est proche.
Le voyageur voit loin et il ne ménage pas ses transports.
Il est un chez-soi en itinérance.
Et même si souvent il n'en revient pas, il revient toujours. Rapporte les constats et changements, brosse un rendu, détermine le lieu commun.
Et c'est étonnant comme elle est petite cette planète.

- Posté par le vent ....
























