dimanche 24 janvier 2016

La route du café...

Tapachula, Quetzaltenango, Panajachel, Antigua.


Tapachula : Chiropraticien liseur de rayon X, physiothérapeutesse ultrasonic, tortionneuse sur table ... Outch !!!
Pour ma part, cette convalescence m'a obligé à extérioriser mon espagnol, ça a fait moins mal ...
Cette ville diffère des autres sûrement par sa première impression, par son fini colorée, paufinée, elle se démarque de ses consoeurs mexicaines et se rapproche peut-être de ses cousines Guatémaltèques.
Mais pourquoi font-ils des feux d'artifices le jour ???








On s'étire le bras et vlan la frontière.
Faire simple quand on peut compliquer tout ça ?
À l'ère numérique, la douane par exemple ne peut faire de simples photocopies de nos documents, pourtant qu'elle exige. Ce qui fait faire un va et vient pédestre et administratif-lucratif-dubitatif-sédatif inutile.
Les petits mexicains le savent et proposent les bras en l'air toute sorte de service superflus. Après trois heures sonnantes et trébuchantes, Guatemala nous voilà.
Premier coup d'oeil, le vêtement traditionnel se porte avec fierté. Les routes elles, se portent moins bien.

Quetzaltenango : Comme un quartier latin, dans un monde latin.
Cafés branchés à boutiques plutôt chics, propre, populeux. La deuxième ville du pays où "chapins" et "chapinas" vont et viennent clopin clopant.





Panajachel : "Ma gang de malades, vous êtes donc ouuuuuùùùù ?!?"
"L'autre bord du lac !" De rétorquer l'écho ...
D'où nous logions, près de la rive du lac Atitlan, les multiples restos soliloquent tristement, vides de leurs âmes touristiques.
On est allé voir l'autre bord et à San-Pedro-La-Laguna, et là y a touristes raz le bord là! là!








Antigua, comme un quartier de tarte, dans un quartier latin, dans un monde latin, avec de la couleur et du goût, et du tourisme, avec des rues conçues de tas de cailloux classés comme seuls les cantonniers comprennent, avec des cafés branchés et aussi du café dedans, avec des pâtisseries odorantes, d'arômes alléchants partout partout. Les écoliers en tailleurs chevauchent leurs mobylettes avec pas de casque et transbahute leur écolière préférée assises derrière en amazone, aussi en tailleur, vers leur futur pas trop loin, au travers des intersections sans arrêt ...
Et dire que les Mayas se reproduisent est un euphémisme, y a des mailloches et des maillets partout partout.








Les habitations sont belles et comportent beaucoup de bois, structurale et décoratif, qui étaient plutôt rare au Mexique.
La bibliotèque, près du centre est à voir, revitalisation exemplaire de ruine.
Mais pourquoi font-ils des feux d'artifices le jour !?!

Les motos sont "parquées" dans le camping, devant les uniformes policiers policés, qui ici, de dorment pas ... ( j'ai transformé un procès verbal en audience gestuelle épique !!!)
De la terrasse de notre logeuse, une vue imprenable sur "El Fuego" le fumeur de havanes.

Le Guatemala est excitant et chaud, comme son café.

Cap sur El Salvador, et son café ...










- XOXO -

dimanche 10 janvier 2016

Par en-bas ...

Après deux grosses semaines de farniente, de bebidas et de bonnes chaires, refaire les bagages, mettre ceci là et cela ici, nous a réchauffé le canayen et a ravivé l'excitation du départ, l'anticipation de la route et l'inconnu de nouvelles frontières.
La poussière et les fils d'araignées installés sur les bécanes témoignent de leur présence le long temps d'arrêt.
Par cette chaleur, il est difficile de s'imaginer enfilant la combinaison de route, les casques, les bottines. Il nous faudra espérer le facteur vent.
Les motos, tels deux ânes dociles, si il en est, endosseront sans mots les sacoches, valises et autres lourds sacs. Être ou ne poète ...


Nous sommes parti d'Acapulco encore par en bas, en longeant le bord, et faisant ainsi le tour du Golf de Tehuantepec.
Le soleil par tribord, la chaleur par tout ... la pluie ayant déjà été utilisée pour laver les rues et le sable de Puerto Escondido, par hasard, il nous fallait du vent pour refroidir l'atmosphère, parce qu'ici, le fond de l'air effraie.
36 degrés au thermo, ajoutez l'humidité et obtenez 360 degrés, otez le facteur vent il reste que dale. Division par zero - nul et non avenu - y fait toujours chaud.
Ça nous prenait du vent et du coup, par Toutatis, ou par Bélénos, ou par Éole(de scout), nous avons passé au travers du vent entre La Ventosa et la Venta.
Les motos étaient penchées comme ça!
Si chez nous on se demande si l'éolienne vaut la chandelle, ici au Mexique, ils y ont crû et ont soufflé dessus, et installé déjà près de 800 hélices, encore 4000 autres à venir - le vent qui fait tourner les hélices ou les hélices qui font tourner le vent, allez savoir - et du même souffle étouffant aussi les hauts cris des peuplades indigènes de la régions qui perdent ainsi leur terre, et qui préparent "le Vent de la Révolte", qui fera peut-être tourner les têtes. À suivre ...
Mais rafraîchi seulement le temps d'une chanson.
Nous sommes actuellement à Tapachula, adossés à la haie de cèdre du Guatémala.
En repos, cette fois-ci, c'est Nathalie avec l'aiguille dans la fesse.
Vue d'en-haut, sur la carte, ça fait loin par en-bas !!!

Le Mexique en quelques images:



 
 

















- 60 km au-dessus de la limite, tu restes à droite ...
- La ligne double indique le centre de la route ...
- Tout le monde est relax, et se reprend sur la route ...
- Les "topes", mieux connus sous: dos d'âne, ralentisseurs, gendarmes dormeurs, partout partout ...
- Des policiers soldats très armés qui dorment partout partout.
- Deux ou trois feuilles de palmier comme toit, une tôle sur la braise, une glacière, t'a un resto !
- Un "Coke" pour emporter est vidé dans un petit sac en plastique, avec glaçons et paille ...
- Tout le monde fait commerce, pourtant personne n'a de monnaie.
- La musique n'est jamais assez forte, et la bouffe non plus.
- Le pays et les deux mers séparées par des montagnes magnifiques.
- C'est toujours la fête ...
- Sauf les Mariachis pour touristes et les mercados pour touristes, nul part vu le sombrero de Zapata.
- Un potager de bananes, papayes, mangues, avocats, oranges, pastèques, citrons.
- Des odeurs de coriandre, basilique, de cuisson, brûlie, de piété avec la Guadalupe sous le bras.
- Le Mexique, c'est avant tout les Mexicains.
On repassera ...


- XOXO -