
Fluide, sinueux, majestueux fleuve écoulant une eau terreuse, turbide, nourricière. Ses zones calmes, d'eaux vives, tourbillonneuses par endroit, impose un respect, l'humilité.
Remonter le courant du Mékong en péniche amène les songes nécessairement à rebrousser le temps. Mais lentement, très lentement. Admirer ses rives parfois sablonneuses ou rocheuses, parfois escarpés, toujours habités, qui y puise quelques poissons, qui y sasse le sable en quête d'improbables gemmes, qui le pagaye allant là où il sait ou qui s'y baigne pour se rafraîchir à l'heure glauque de chaleur, il propose un défilement imaginaire ou réel d'histoires ...
Parfois large comme le bonheur, il est emblème, il est partage. Ailleurs il se crispe, se renfrogne, se transforme en torrent, commandant son règne.
Des 4000 Îles et ses chutes infranchissables, au rives de Champasak zébrées de filets, à Vientiane où l'on aurait cru le franchir à pied et Luang Prabang où il se fait un peu oublier.
C'est de ce point de parcours que ce grand fleuve nous a laissé le monté, deux fois plutôt qu'une, du lever au coucher du soleil, jusqu'à ce que d'un coté le Laos, l'autre la Thaïlande ...

- Posté par le vent ....
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