dimanche 14 septembre 2014

Vatnajökull

C'est drôle de voir de près quelque chose de grandiose, de si près, derrière l'image, sous la nappe, comme cela peut être sale ! Ben non je niaise. Face à un glacier, à quelques pas de sa langue, cette pensée serait haute hérésie. C'est magistral. En cinquante nuances de gris ... et un peu de bleu, dans un ciel qui pour nous, avait la larme à l'oeil. Les cendres du temps réapparaissent. Un glacier, c'est le temps sur pause, l'histoire précieusement gardée, c'est hier. Immensité de glace qui bouge à la vitesse de sa grosseur, qui soupire, qui s'épanche en eau claire, qui pleure en ruisseaux, en rivières, en lagons bleus, vers la mer.
On a le sentiment d'être la petite souris hors de son alcôve, frêle, vulnérable, innocemment debout, bêtement béate, presque demandant pardon, devant la main qui nourrie.
Je serais resté debout là longtemps, par respect. Me chuchote-t-il doucement à l'oreille demain ? J'ai eu beaucoup de mal à lui tourner le dos ...



















































- Porté par le vent ...

1 commentaire:

  1. J'apprécie la poésie des propos et la splendeur des images en particulier les aurores boréales du postprécédent. Profitez bien du moment, car vous le savez nos vies sont plus brèves que celles des glaciers

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